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Tous ceux qui s'expriment sur le développement des technologies de l'information et de la communication citent toujours la formation comme une des premières priorités à investir.
Le succès que je souhaite à Eunis est donc nécessaire pour répondre à cette priorité : quelle responsabilité!
Il ne se passe pas une semaine sans que paraisse en France, un livre, plusieurs articles qui réclament une mobilisation en faveur des TIC.
Ces analyses, par un mimétisme commode, convergent souvent : ce serait la faute du minitel (alors que la fonction kiosque est géniale), ce serait la faute de nos élites (ben voyons, c'est bien connu ce sont eux qui font évoluer la France), ce serait parce que les français ont peur d'entrer dans la société post industrielle (dans les années 80 on nous a fait déjà le coup du secteur des finances plus important que l'industrie).
Et si le graal était ailleurs. Et si le graal était simplement d'analyser les freins, de les résoudre en se donnant des objectifs de moyens.
Et si nous tentions d'approcher la situation par les problèmes plutôt que par des solutions.
A Grenoble nous avons choisi la voie du travail collectif, du travail coopératif pour aborder cette question du développement des TIC.
Cela se passe au sein de Grenoble Network Initiative. Je ne saurais que vous inciter à taper immédiatement www.gni.fr.
Lors de ma conférence je vous expliquerais les trois phases que nous avons vécu à GNI et celle que nous devrions vivre sous peu.
Revenons aux freins et aux problèmes.
Il faut créer de la compétence et faire naître des médiateurs (et notamment dans le domaine de la formation), d'abord pour ne pas dire n'importe quoi et ensuite pour créer des expérimentations communes qui font avancer tous les intéressés.
Il faut créer des lieux d'accès qui éliminent le risque de l'élitisme que, pour la grande majorité d'entre nous, nous n'acceptons pas.
Il faut se mobiliser pour que se créent des infrastructures de communications flexibles, à coût forfaitaire pour tirer le réseau et je cite Jean Pierre Verjus président scientifique de GNI << vers le haut (le numérique à fort débit) et vers le large (la majorité des gens) >>.
Enfin il faut se faire une vision partagée de cette société de l'information, en y entrant dedans mais en ne jetant pas aux orties notre histoire et nos valeurs.
Voilà le travail de GNI, il est ambitieux.
Ce n'est donc pas un hasard si c'est à Grenoble qu'est partie l'initiative de la création de la section française de l'ISOC, si il y a environ 10% de la population de l'agglomération qui est connectée à Internet.
Il me tarde de vous expliquer cela.
Il me tarde aussi de vous dire comment nous espérons développer encore plus l'utilisation d'Internet dans le secteur de la formation des écoles primaires à l'Université.
Il me tarde aussi de vous dire notre mobilisation pour faciliter le développement et la création de P.M.E. sur ce secteur des TIC.
Vice-président de la Communauté de Communes
de l'agglomération grenobloise.
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